Déploiement d’un réseau de stations GNV : la Bretagne lauréat !

La dynamique est lancée en Bretagne autour d’un collectif d’acteurs territoriaux démontrant la mobilisation des transporteurs et des acteurs publics pour le GNV, notamment au travers des 4 syndicats Départementaux d’Energie Bretons* qui annoncent des investissements conséquents.

L’œuf ou la poule ? Ce sera donc les deux car ce dispositif permettra de financer des stations et l’acquisition de véhicules. Une bonne nouvelle pour la filière du transport en Bretagne !

9 nouvelles stations en Bretagne portées par les Syndicats Départementaux d’Energie bretons*

Le Pôle Energie Bretagne (PEBreizh) constitué des 4 syndicats Départementaux d’Energie Bretons est lauréat de l’appel à projets national « Solutions intégrées de mobilité GNV », lancé par l’Etat et l’ADEME dans le cadre de l’action « Démonstrateurs de la transition écologique et énergétique » du Programme d’investissements d’avenir (PIA). Ce dispositif soutient le déploiement des stations de distribution de GNV et des flottes de véhicules s’y approvisionnant.

Ce projet a l’objectif de mettre en place un réseau de 9 nouvelles stations GNV ouvertes au public (poids lourds et véhicules légers). Le projet aura une durée de 48 mois (étude + construction + mise en service) et un budget total d’investissement estimé entre 12 et 15 millions d’euros.

L’avènement d’un maillage de stations  cohérent

L’enjeu est de définir un maillage du territoire répondant aux besoins des transporteurs bretons et nationaux, très intéressés par ce type de carburation qui représente désormais une alternative viable au diesel. Fort de cette ambition, le collectif Bretagne Mobilités [bio]GNV a participé à la définition d’une stratégie de déploiement concertée à l’échelle régionale. Jusqu’ici seules 2 stations, ouvertes au public, situées à Gaël et Locminé, sont en activité en Bretagne. Une troisième va ouvrir d’ici quelques semaines à Vannes. Avec le déploiement de ces 9 nouvelles stations réparties sur la région (en Morbihan : secteurs de Pontivy et Lorient, en Finistère : secteurs de Quimper, Brest-Landerneau et Morlaix, en Côtes d’Armor : Secteurs de Saint-Brieuc et Dinan, en Ille-et-Vilaine : Secteurs de Liffré et Noyal-sur-Vilaine), le GNV devient une alternative au Gasoil. Un maillage compatible avec l’autonomie de 450 km des camions au gaz naturel comprimé permettant à un transporteur d’envisager sereinement la solution GNV pour sa flotte de poids-lourds.

Un signal positif pour la transition énergétique en Bretagne

La Bretagne est le lieu idéal pour la mise en place d’un grand projet démonstrateur de la transition énergétique et écologique tel que celui-ci. Le développement du GNV/bioGNV s’inscrit plus globalement dans les actions de transition énergétique et d’adaptation au changement climatique menées en Bretagne avec notamment le développement de la méthanisation.

A travers son potentiel de valorisation de sa biomasse, la Bretagne dispose d’une opportunité pour réduire sa dépendance énergétique en produisant localement du bioGNV carburant d’origine renouvelable pour le transport.

Le GNV accélère en France, la Bretagne peut se féliciter d’y être engagée

Ce dispositif soutient le déploiement de 100 nouvelles stations d’approvisionnement en GNV dans les 4 prochaines années sur le territoire national, associées à la mise en service de 2 100 véhicules équivalent poids-lourds dédiés au transport de marchandises.

En 2017, nombre de signaux démontrent la structuration de cette filière en France. Des transporteurs s’équipent de flottes de véhicules conséquentes. Par exemple, le transporteur Jacky Perrenot vise les 1000 camions au gaz d’ici 2020 et porte sa flotte à 550 unités fin 2018.

Les pouvoirs publics soutiennent également la filière avec 2 mesures favorables dans la Loi de Finances 2018 à savoir le gel jusqu’en 2022 du taux de la TICPE (taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques) et le prolongement jusqu’au 31 décembre 2019 du dispositif de suramortissement pour les achats de véhicules de poids total autorisé en charge (PTAC) supérieur ou égal à 3,5 tonnes qui utilisent exclusivement comme énergie le gaz naturel et le biométhane carburant, ou le carburant ED95.

Le projet ainsi développé, soutenu par les avances remboursables du commissariat général à l’investissement (CGI) et surtout par les aides aux transporteurs pour l’achat de nouveaux poids lourds au GNV, permettra de dépasser les freins qui ont, jusqu’à aujourd’hui, entravé le développement du GNV au niveau régional et national. Le développement du GNV pour le transport lourd de marchandises (et, dans un second temps, de personnes) est une opportunité pour la Bretagne. Au-delà des bénéfices environnementaux de ce carburant, l’enjeu est de préparer la compétitivité de la filière avec un carburant alternatif au gasoil.

 

* le syndicat Départemental d’Electricité des Côtes-d’Armor (SDE22), le syndicat Départemental d’Energie et d’Equipement du Finistère (SDEF), le syndicat Départemental d’Energie 35 (SDE35) et le syndicat Départemental d’Energies du Morbihan (Morbihan énergies).

7 stations GNV envisagées dans le Finistère

Le Syndicat Départemental d’Energie et d’Equipement du Finistère (SDEF) a lancé une consultation pour assistance à maîtrise d’ouvrage pour l’implantation de sept stations GNC publiques sur le département.

Pour le SDEF, le développement du Gaz Naturel Véhicules (GNV) est freiné en France par l’absence d’initiative privée pour la construction du réseau de stations d’approvisionnement nécessaire au déclenchement de la décision d’achat de véhicules roulants au GNV par les transporteurs. C’est pourquoi le syndicat a décidé de contribuer lui-même à son développement en prenant en charge la construction et l’exploitation des premières stations ouvertes au public sur le territoire du Finistère.

Partie prenante du projet « Bretagne Mobilité (Bio)GNV »

Ce projet s’inscrit dans la démarche régionale en cours visant à développer un réseau cohérent à l‘échelle de la Bretagne et qui implique les quatre syndicats départementaux d’énergie. Ainsi, le SDEF participe au projet « Bretagne Mobilité (Bio)GNV » qui répond à l’appel à projet Solutions intégrées de mobilité GNV lancé par l’ADEME à l’été dernier. La candidature bretonne est aujourd’hui présélectionnée et l’instruction se poursuit. Ce projet est le résultat d’un vaste partenariat qui inclut, en plus des quatre syndicats d’énergie bretons, regroupés au sein du Pôle Energie Bretagne (PEBreizh), la Région Bretagne, GRT gaz, GRDF, le CEEI Creativ, Bretagne Supply Chain et les fédérations du transport routier de marchandises et de voyageurs.

Brest, Quimper et Morlaix en priorité

Le SDEF envisage l’implantation de sept stations sur le département : à Morlaix, à Quimper et à Brest-Landerneau dans une première phase et à Carhaix, à Landivisiau, à Châteaulin et à Quimperlé dans un second temps. Le SDEF précise cependant que si des initiatives privées apparaissaient au cours du projet, le syndicat serait susceptible de renoncer à déployer certaines des stations.

Le titulaire du marché devra accompagner le syndicat dans le montage de l’opération, dans sa programmation et devra aider au choix des prestataires. Il interviendra aussi sur l’ensemble des procédures d’aménagement et d’urbanisme et sur les contrats associés. Le titulaire devra vérifier l’adéquation des sites envisagés avec leur usage futur (accès, positionnement des raccords au réseau, topographie, contraintes urbanistiques et environnementales) et l’attente des utilisateurs.

L’appel d’offre court jusqu’au 15 janvier 2018.

GNV : la station de Gaël est ouverte

Bretagne Supply Chain et Creativ ont pu visiter la station GNV de Gaël (35), mise en service en juillet dernier par Air Liquide.

Spécialiste mondial de la fourniture de technologies de purification de biogaz, Air Liquide a développé un savoir-faire sur l’ensemble de la chaîne de valeur du biométhane : purification du biogaz, injection dans le réseau de gaz naturel, liquéfaction, distribution de bio-GNV pour les flottes de véhicules propres.

Depuis 2016, le groupe a décidé de s’associer aux acteurs de la grande distribution et du transport pour accompagner le développement de carburants alternatifs propres. Le groupe a ainsi développé une offre à destination des transporteurs en installant des stations « multi-énergies » distribuant à la fois du GNC (Gaz Naturel Comprimé), du GNL (Gaz Naturel Liquéfié) et de l’azote liquide pour le transport réfrigéré (solution Blueeze Air Liquide).

GNC et GNL pour 80 camions par jour

Photo Station Air Liquide GAEL 01Sur le modèle des stations précédentes, la station de Gaël (35) fournit du GNV à la fois comprimé et liquéfié, ainsi que la solution à l’azote liquide blueezeTM pour les camions disposant d’un groupe froid cryogénique. Cette dernière technologie permet de remplacer les groupes frigorifiques diesel par des groupes à l’azote, moins polluants. Avec ses quatre pistes, la station, publique, alimentée en gaz depuis Montoir-de-Bretagne, permet d’approvisionner 80 camions par jour.

La station de Gaël fait partie des huit stations « multi-énergies propres » développées en France par Air Liquide (notamment à Fléville-devant-Nancy (54), à Lesquin (59), à Duttlenheim (67), à Cestas (33), à Servon (77) ou encore à Crépy-en-Valois(60)). Le groupe annonce une vingtaine de stations de ce type d’ici fin 2018. Air Liquide exploite à ce jour plus de 60 stations bio-GNV en Europe, principalement alimentées par les unités de purification de biogaz d’Air Liquide au Royaume-Uni, en France et en Suède.

 

Finistère : 3 stations GNV pour le SDEF d’ici fin 2018

En Bretagne, le SDEF annonce l’ouverture de ses trois premières stations GNV & bioGNV d’ici à fin 2018. Objectif : inciter les transporteurs finistériens à remplacer leurs camions diesel par des modèles fonctionnant au gaz naturel. Gaz-mobilité : http://www.gaz-mobilite.fr/actus/finistere-3-stations-gnv-sdef-fin-2018-1705.html

GNV : cherche transporteurs et chargeurs souhaitant s’engager

Dans le cadre du Programme d’investissements d’avenir (PIA), l’agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) vient de lancer le deuxième appel à projet « Solutions intégrées de mobilité GNV ». Il vise à financer des projets permettant l’émergence, sur le marché du transport routier, d’ « offres globales » de mobilité utilisant le Gaz Naturel Véhicule (GNV).

L’intérêt des solutions GNV

Le développement du Gaz Naturel Véhicule pour le transport lourd de personnes et de marchandises est une opportunité pour la Bretagne. Au-delà de ses bénéfices environnementaux, l’enjeu est aussi de préparer la compétitivité de la filière avec un carburant alternatif au gasoil. Sous l’impulsion des métropoles prévoyant l’interdiction progressive des véhicules les plus polluants dans leurs centres urbains, puis des donneurs d’ordre chargeurs, l’enjeu pour les acteurs du transport est d’anticiper cette transition énergétique.

La Bretagne à travers son potentiel de valorisation de sa biomasse a également l’opportunité de réduire sa dépendance énergétique en produisant localement un carburant d’origine renouvelable pour le transport.

La démarche bretonne

Plusieurs initiatives bretonnes menées depuis 2015 ont permis de montrer l’intérêt des acteurs du transport pour ce nouveau carburant. L’appel à projet national « Solutions intégrées de mobilité GNV » est l’opportunité d’amorcer le GNV en Bretagne et d’utiliser ces premiers usages comme démonstrateur afin de viser un déploiement.

Le collectif d’acteurs bretons de l’écosystème du GNV, regroupant aujourd’hui la Région Bretagne / BDI, les syndicats d’énergies bretons, Créativ, la FNTR, la FNTV, TLF, GRDF, GRTGaz et Bretagne Supply Chain, souhaite répondre collectivement à l’appel à projets de l’Ademe.

Pourquoi un appel à projets

Dans une logique de réduction de leur impact environnemental, les acteurs du transport routier se positionnent aujourd’hui pour se doter de camions utilisant le gaz comme carburant.

Néanmoins, cette volonté se heurte à la faiblesse de l’infrastructure d’avitaillement sur le territoire, au surcoût à l’achat des véhicules à motorisation GNV et à la faiblesse de leur valeur terminale.
Consciente de cette difficulté, l’Ademe veut ainsi soutenir des offres innovantes de mobilité GNV qui traitent de manière innovante ces problématiques, et permettent à des groupements d’acteurs (énergéticiens, logisticiens, transporteurs…) de déployer simultanément sur des territoires des stations GNV et des flottes de véhicules s’y avitaillant.

Quelles aides pour quels projets

Pour être éligible à ce dispositif, les projets devront comporter au moins 5 stations publiques d’avitaillement et un nombre de véhicules acquis et mis en circulation au moins vingt fois supérieur au nombre de stations implantées. Seuls les véhicules de transport routier de marchandises du type camions (porteurs ou tracteurs), fourgons, utilitaires sont éligibles.

L’aide financière apportée par le Programme d’investissements d’avenir à chacun des projets sélectionnés sera calculée sur une base forfaitaire de maximum 300 k€ par lot complet (1 station, 20 véhicules). Elle sera constituée au maximum de 200 k€ de subvention pour l’achat des véhicules et 100 k€ d’avances remboursables pour les stations.

L’agence va ainsi subventionner l’achat de véhicules au GNV jusqu’à 10.000 euros. C’est une opportunité pour les acteurs régionaux pour le déploiement du GNV en Bretagne.

Le dossier qui sera déposé début septembre par le collectif régional intègre des projets de stations de recharge investies par les syndicats d’énergie (voir annexe) et des intentions d’achat de véhicules par les entreprises bretonnes. C’est pourquoi BSC vous propose, si vous êtes intéressé par ces solutions, de nous transmettre une lettre d’intention signifiant votre intérêt pour l’achat de véhicules au GNV.

Pour plus de renseignements sur le GNV et sur l’appel à projets et pour étudier l’opportunité économique et environnementale d’une telle solution pour votre entreprise, n’hésitez pas à nous contacter.

3.000€ pour l’achat d’un véhicule GNV

Pour favoriser l’émergence de stations publiques GNV dans l’Ouest de la France, GRDF a annoncé vouloir accompagner les entreprises en mettant en place une aide à l’acquisition de véhicules GNV. Ce sont ainsi 3.000€ par poids lourd qui sont proposés. Lire la suite